mardi 17 avril 2018

Affaire Kulik: le suspect se pourvoit en cassation

Suspecté du meurtre et du viol d'Elodie Kulik en 2002, Willy Bardon, renvoyé vendredi devant les assises par la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens, s'est pourvu en cassation, a appris l'AFP aujourd'hui auprès de l'un de ses avocats et du parquet général. Willy Bardon "considère qu'il est innocent, donc il va au bout des différentes voies de recours", a affirmé à l'AFP son avocat Me Stéphane Daquo.
"C'est la continuité de la défense de Bardon, ça va retarder d'un an le procès. Mais dans la mesure où il contestait tant son implication que la qualification, ce n'est pas surprenant qu'il ait fait ce pourvoi", a réagi Me Didier Robiquet, l'avocat du père de la victime, Jacky Kulik.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens avait décidé vendredi du renvoi devant les assises de Willy Bardon, 43 ans, pour enlèvement, séquestration, viol et meurtre. Mis en examen et incarcéré en 2013, il est sorti de prison en avril 2014 mais sous surveillance électronique.
Alors âgée de 24 ans, Élodie Kulik, directrice d'une agence bancaire à Péronne (Somme), avait été violée puis étouffée en janvier 2002 et son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres de là, à Tertry. Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'homme avec un fort accent picard.
Un préservatif et un mégot avaient été retrouvés près du corps de la victime, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Mais malgré plusieurs milliers d'expertises ADN, les enquêteurs n'avaient à l'époque pas réussi à identifier de suspect. Dix ans plus tard, en 2012, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.
La voix de ce dernier avait été reconnue sur l'enregistrement de l'appel d'Élodie Kulik aux pompiers par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et par cinq des six hommes placés en garde à vue en même temps que lui en janvier 2013. L'enquête avait été clôturée en février 2016 à l'issue de 14 ans d'investigations...............  Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/17/97001-20180417FILWWW00176-affaire-kulick-le-suspect-se-pourvoir-en-cassation.php

vendredi 13 avril 2018

Affaire Grégory : bataille juridique ce matin à Dijon

Reportée le 30 mars dernier en raison de la grève des avocats, l’audience consacrée à l’examen des recours en nullité déposés par les avocats de Murielle Bolle et du couple Jacob, mis en examen pour "arrestation, enlèvement, détention et/ou séquestration de mineur suivi de mort", se tient ce matin à Dijon, à partir de 9 h 30,  devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel.
Conseils de Murielle Bolle, toujours placée sous contrôle judiciaire dans la Nièvre, Mes Ballorin, Teissonnière et Nioré, qui fut, en tant que collaborateur de Me Prompt, un ancien défenseur de Bernard Laroche, ont déposé en décembre dernier des requêtes en nullité qui portent sur quatre points.

Une annulation de mise en examen

Ils sollicitent l’annulation des actes réalisés par la juge Claire Barbier qui, pour eux, auraient dû être ordonnés par la chambre de l’instruction. Ils réclament également l’annulation de la mise en examen de leur cliente, pour cause "d'absence d’indices graves et concordants" ainsi que le retrait de procès-verbaux annulés qui auraient été réintroduits "de façon frauduleuse" dans la procédure par le juge Simon, décrit comme "partial".
Autre point d’achoppement, la garde à vue de Murielle Bolle des 2 et 3 novembre 1984, au cours de laquelle celle qui était à l’époque une ado de 15 ans avait accablé Bernard Laroche. Cette dernière requête a d’ailleurs déjà plus ou moins été tranchée puisque le 7 mars dernier, la chambre de l’instruction de Dijon a décidé de ne pas transmettre la question prioritaire de constitutionnalité posée par les avocats de Murielle Bolle à la Cour de cassation et a donc implicitement validé cette garde à vue.

Les avocats de Marcel et Jacqueline Jacob aussi à Dijon

Mes Ballorin, Teissonnière et Nioré estiment que leur cliente aurait dû avoir droit à un avocat, aurait dû bénéficier du droit au silence, et ce, quand bien même aucun texte de l’époque ne le prévoyait. Conseil de Christine et Jean-Marie Villemin, Me Thierry Moser avait dénoncé une "acrobatie juridique".
Conseils respectifs de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, Mes Stéphane Giuranna et Frédéric Berna sont eux aussi présents à Dijon ce matin. Pour une requête en nullité concernant la mise en examen de leurs clients. Ils en réclament l’annulation car "la juge Barbier n’a notifié, à ce moment-là, aucun des droits de la défense, ni le droit de demander des actes d’investigations, ni celui de déposer des requêtes en nullité".
La décision devrait être mise en délibéré.

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vendredi 6 avril 2018

La « rouste » de Murielle Bolle passée au crible d’Anacrim

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Murielle Bolle a-t-elle pris une « rouste » le 5 novembre 1984, comme le prétend un de ses cousins ? La juge d’instruction de Dijon en charge de la relance de l’affaire Grégory, Claire Barbier, semble persuadée que la solution de l’énigme de la Vologne se trouve dans la réponse à cette question.
Afin d’en avoir le cœur net, elle a demandé au service de renseignement criminel de la gendarmerie de Pontoise (95) de passer le témoignage du fameux cousin à la moulinette du logiciel Anacrim. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’en sort pas renforcé.
Pour être précis, une analyste criminelle de la gendarmerie a passé au crible la période du 22 octobre au 10 novembre 1984, ces quelques jours au cours desquels Murielle Bolle est passée des aveux aux rétractations, des accusations contre son beau-frère Bernard Laroche à l’affirmation de son innocence.

Reconstitution des emplois du temps

Avec l’aide d’un ordinateur, la gendarme a essayé de reconstituer l’emploi du temps de Murielle Bolle, de ses parents et de ses neuf frères et sœurs, mais aussi de tous ceux avec qui ils étaient en relation, qu’ils soient voisins, membres éloignés de la famille, infirmière, avocat ou journalistes. Soit une bonne quarantaine de personnes.
Cela a débouché sur la réalisation de « frises événementielles », c’est-à-dire de vastes tableaux sur lesquels défilent les « lignes de vie » des Bolle et de leur entourage au cours de ces vingt jours cruciaux. Cela s’accompagne d’une analyse criminelle d’une trentaine de pages, qui tire les leçons de ce travail de fourmis.
Le tout a été transmis à la juge d’instruction il y a quelques jours. Nous avons pu consulter ces documents.

Quel degré de crédibilité ?

Ce qui en résulte ? Pas de coup de théâtre qui permette de savoir, sans l’ombre d’un doute, quand Murielle Bolle a dit la vérité et quand elle a menti. Mais cette étude assistée par ordinateur a pour mérite de faire un point précis sur les pressions qu’elle aurait subies de la part de sa famille, le 5 novembre, 
pour se rétracter.
« Il existe de fortes présomptions d’entente au sein de la famille Bolle, où Marie-Ange Laroche (la femme de Bernard Laroche, ndlr) détient potentiellement un rôle prépondérant », note la gendarme de Pontoise qui a réalisé l’analyse criminelle.
Elle écrit également, dans ses conclusions, que « Murielle Bolle oscille entre des propos contradictoires, décrits comme spontanés ou comme influencés ».
Mais le travail de l’enquêtrice s’est surtout focalisé sur l’évaluation du degré de crédibilité du fameux cousin, Patrick F., 54 ans, qui a affirmé en juin 2017 avoir été témoin d’une « rouste » infligée à Murielle Bolle par sa mère et par sa sœur Marie-Ange Laroche.
« Patrick F. est un témoin crédible, qui s’appuie sur certains points précis et totalement vérifiés », estime la gendarme. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’on peut prendre toutes ses déclarations pour argent comptant.

Une incohérence dans le récit du cousin

L’analyste criminelle note, en effet, une incohérence majeure dans son témoignage : le cousin affirme qu’une équipe de télé était présente lors de la « rouste » et a interviewé Murielle Bolle après qu’elle a été malmenée par sa famille.
Or, personne d’autre ne mentionne la présence de journalistes au domicile des Bolle ce jour-là. Et aucune interview de Murielle Bolle n’a été diffusée le 5 novembre. Ni le 6. La gendarme de Pontoise a vérifié en visionnant les archives de l’Institut national de l’audiovisuel.
Il faut attendre le 7 novembre pour que les téléspectateurs découvrent les images, devenues célèbres, de l’adolescente rousse affirmant que son « beau-frère est innocent ».
La gendarme émet quatre hypothèses. Soit le cousin « a inventé une partie de son témoignage ». Soit l’interview de Murielle Bolle dont il a été témoin a été tournée mais jamais diffusée. Soit il confond avec l’interview donnée le 6 novembre par Marie-Ange Laroche.
Soit, et cela semble le plus probable, « Patrick F. rassemble plusieurs faits de plusieurs jours en un seul enchaînement unique ». Ce qui complique diablement la tâche des enquêteurs.

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mercredi 4 avril 2018

Affaire Maëlys : une plainte avait été déposée contre Lelandais un mois avant la mort de la fillette

Un mois avant le meurtre de Maëlys, une «ex» de Lelandais portait plainte contre lui

En juillet 2017, une ex-petite amie du meurtrier avait déposé plainte à la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin pour «mise en danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort». Elle voulait alerter sur la personnalité de Nordahl Lelandais.

danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort».


Un nouveau témoignage à charge vient confirmer la personnalité trouble de Nordahl Lelandais, l'ex-maître-chien qui a avoué les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Noyer. Un mois avant l'enlèvement de la jeune fille, une ex-compagne du meurtrier avait déposé plainte pour «mise en danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort», selon une information de RTL et du Parisien .
Karine, 38 ans, a subi les violences et le harcèlement de Nordahl Lelandais lorsqu'elle a voulu le quitter en décembre 2016. Elle l'avait connu quelques mois plus tôt, en mai 2015, sur un site de rencontres. Ils avaient une passion commune pour les chiens. Il lui disait qu'elle était l'amour de sa vie et qu'il voulait des enfants avec elle. Mais quand elle découvre qu'il lui ment et qu'il la trompe, elle décide de rompre leur relation. «Il l'a giflée violemment. Il ne voulait pas de cette séparation», explique au Parisien l'avocat de la jeune femme, Me Ronald Gallo

«Ça va être grave pour toi!»


Commence alors un cycle de violences morales et physiques. Karine change de numéro, mais Nordahl Lelandais continue de la harceler, raconte Le Parisien. Un jour, armé d'un taille-haie, il la surprend dans la forêt où elle promène son chien. Un autre, il la bloque dans la circulation à Pont-de-Beauvoisin avec sa voiture et lui lance: «Ça va être grave pour toi!» Elle se rend une première fois à la gendarmerie avec l'intention de dénoncer ce qu'elle subit, mais sans succès. «On lui a rétorqué qu'elle n'avait pas de preuve, qu'il fallait même qu'elle arrête de provoquer Lelandais», explique son avocat dans les colonnes du journal.
Mais le 18 juillet 2017, l'ex-militaire fonce sur elle en voiture. «Au volant de son véhicule, Lelandais a foncé sur ma cliente qui se trouvait dans sa voiture. Elle dit avoir échappé de peu à la collision et à un accident», poursuit Me Gallo. Elle se rend à la gendarmerie de Pont-de-Beauvoisin, où Nordahl Lelandais se trouve déjà pour tenter de la dissuader de porter plainte. Mais elle tient bon. «Les gendarmes ont pris sa plainte et le parquet de Chambéry a qualifié les faits de mise en danger de la vie d'autrui avec risque immédiat de mort. Ce qui n'est quand même pas rien!», ajoute Me Gallo. Un mois plus tard, le 27 août 2017, Nordahl Lelandais enlevait la petite Maëlys à un .............. LIRE SUR LE FIGARO............  
Un mois avant le
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une «ex» de
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Jean-Marie Villemin répond au livre de Gérard Welzer

Depuis les rebondissements de juin dernier dans l’affaire Gregory, l’homme ne s’était fait entendre que par le biais de ses avocats. Mais Jean-Marie Villemin s’est décidé à prendre sa plume pour répondre à l’article que nous avons consacré au contentieux qui l’oppose à Gérard Welzer. Un contentieux qui fait suite à la parution d’un livre écrit par l’avocat historique de la famille Laroche : L’affaire Gregory ou la malédiction de la Vologne. Dans cet ouvrage, l’avocat spinalien écrit dans un paragraphe, que le fils de Bernard Laroche a vu son père « mourir sous ses yeux ». Un terme que le conseil de la famille Laroche a également utilisé lors d’interviews télévisées. Sauf que l’enfant était en réalité dans la maison. Un passage que n’a pas apprécié Jean-Marie Villemin, comme nous l’a expliqué Me Welzer qui, début mars, a reçu un courrier du conseil du père de Grégory. « On me réclame un dédommagement sans quoi je serai poursuivi », affirme Me Welzer. Et d’ajouter que le terme utilisé était une figure de style et qu’il refusait « de payer ce dédommagement », même si cela devait l’emmener jusqu’à un procès.
Suite à ces déclarations, Jean-Marie Villemin nous a fait parvenir un droit de réponse dont voici l’intégralité : « L’article publié dans votre quotidien daté du 29 mars 2018 sous le titre « Affaire Gregory : Jean-Marie Villemin réclame de l’argent à Gérard Welzer pour son livre » me mettant en cause, je tiens à porter à la connaissance de vos lecteurs les informations suivantes : dans la mise en demeure que mon avocate a adressée à Me Welzer, il n’était pas question d’argent. Il s’agissait d’obtenir de lui qu’il cesse de prétendre, contre la réalité du dossier, que Bernard Laroche avait été tué sous les yeux de son fils Sébastien et prenne des mesures pour réparer mon préjudice ; la mesure que Me  Welzer a manifestement trouvée, a consisté à alerter la presse ; si je juge la méthode curieuse, je note cependant que Me Welzer reconnaît désormais publiquement que Bernard Laroche n’a pas été tué sous les yeux de son fils Sébastien puisqu’à ce moment, l’enfant était dans la maison ; je me satisfais de cette mise au point, ce qui ne m’empêchera pas de rester vigilant à l’égard de tous ceux qui s’efforcent d’ajouter du drame au drame. Pour ce qui concerne les autres aspects du livre, seule la vérité judiciaire m’importe. » Dont acte.

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vendredi 30 mars 2018

Affaire Kulik : probable audition d'une témoin citée dans une lettre anonyme

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Affaire Kulik : la Chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens a reçu les parties ce matin pour leur notifier l'existence d'une lettre anonyme reçue par le parquet en février. Elle a mis en délibéré au 13 avril sa décision sur l'audition d'une témoin citée dans ce courrier.
Une témoin citée dans une lettre anonyme pourrait être entendue dans l'affaire Elodie Kulik, ce qui repousserait la décision du renvoi devant les assises de Willy Bardon, principal suspect du viol et du meurtre de cette jeune femme en 2002, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens a mis en délibéré au 13 avril sa décision sur l'audition de cette témoin, ancienne gérante d'un bar, requise par l'avocat général lors de l'audience de vendredi. 

L'auteur de la lettre anonyme affirme dans son courrier avoir entendu cette femme expliquer qu'un troisième homme fréquentait régulièrement Willy Bardon et Grégory Wiart, deux amis, dans son établissement d'un petit village de l'Aisne, selon Me Didier Robiquet, avocat du père d'Elodie Kulik. 
Wiart avait été confondu en 2012, dix ans après les faits, par recoupement d'ADN, mais il était décédé quelques mois après le meurtre dans un accident de voiture. 


Rappel des faits​


Alors âgée de 24 ans, Elodie Kulik, directrice d'une agence bancaire à Péronne (Somme), avait été violée puis étouffée en janvier 2002 et son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ proche de Péronne. 
Avant d'être tuée, elle avait eu le temps d'appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard. 
Celle de Willy Bardon avait été reconnue par l'ancienne compagne de Wiart et par cinq des six hommes placés en garde à vue en même temps que lui en janvier 2013. Le suspect avait lui-même dit aux enquêteurs que la voix sur la bande sonore ressemblait à la sienne, avant de se rétracter, niant toute implication dans l'affaire. 
Il a saisi la chambre de l'instruction, pour contester son renvoi devant les assises de la Somme, signifié en 2017. La décision de la chambre a donc été repoussée, dans l'attente de l'éventuelle audition de cette nouvelle témoin. 

La piste d'un 3e homme est cependant accueillie avec circonspection par Me Robiquet : "le fait que Bardon et Wiart évoluaient au sein d'une bande de copains, fréquentant des bars à une période contemporaine du meurtre, est une affaire connue. On va sans doute découvrir qu'on connaît déjà ce troisième homme... Mais il vaut vérifier, 'fermer la porte', comme on le dit en termes judiciaires", a-t-il expliqué à l'AFP. 
 
"Nous attendons le délibéré et l'audition très probable de cette témoin pour réagir", a déclaré l'un des avocats de Bardon, Grégoire Lafarge.
Me Stéphane Daquo ajoutant : "C’est une pièce de l’instruction donc je n’entends pas développer outre-mesure ce qui est dit. C’est juste une personne qui indique que quelqu’un serait en mesure de témoigner d’un certain nombre de faits".