mercredi 22 novembre 2017

Affaire Maelys : dernières infos en direct 22/11 10H00

09:59 - Une audience à huis-clos a eu lieu

Selon BFM TV, une audience à huis-clos a eu lieu ce mardi entre l'avocat de Nordahl Lelandais, principal suspect dans l'affaire Maëlys toujours incarcéré et mis en examen, et celui des parents de la fillette portée disparue. Pour rappel, Me Alain Jakubowicz, avocat de M. Lelandais, ne s'est pas exprimé dans la presse depuis l'incarcération de son client.

21/11/17 -  23:17 - Quand la cour d'appel de Grenoble rendra-t-elle sa décision ?

FIN DU DIRECT - Ce mardi matin, une audition à huis clos se tenait en présence de l'avocat des parents de Maëlys et de la défense du principal suspect, Nordahl Lelandais. Ce dernier avait en effet déposé une requête en nullité avec pour objectif de faire annuler ses premières déclarations car elles n'avaient été filmées alors qu'elles auraient dû l'être. Si Le Dauphiné Libéré affirmait que la chambre d'instruction devrait rendre "au plus tard", sa décision le 12 décembre prochain, BFM TV a notamment rapporté ce mardi que la décision serait rendue "par écrit", le 30 novembre. 


mardi 21 novembre 2017

Maëlys : des gendarmes interrogés sur la violation du secret de l'instruction

elon BFM TV et Europe 1, plusieurs gendarmes chargés d'enquêter sur la disparition de Maëlys, une petite fille de 9 ans introuvable depuis la nuit du 26 au 27 août, ont été auditionnés par la police judiciaire de Lyon ce mardi.
Une dizaine de militaires auraient été questionnés dans le cadre de l'enquête pour violation du secret de l'instruction, ouverte il y a près d'un mois par le procureur de la République Grenoble.

Passe d'armes entre le procureur et le patron de la gendarmerie

Ce dernier avait accusé les gendarmes d'être responsables des fuites parues dans la presse qui "gênent l'enquête" et que Jean-Yves Coquillat avait déclaré ne pas pouvoir "tolérer plus longtemps".
Le directeur général de la gendarmerie nationale avait jugé ces accusations "scandaleuses".

Une requête en nullité déposée

Maëlys, 9 ans, a disparu lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin, dans la nuit du 26 au 27 août. Le principal suspect dans cette affaire, un ancien militaire de 34 ans, a été mis en examen et écroué après qu'une trace ADN a été découverte dans sa voiture.
Il a reconnu que la fillette était montée dedans mais il clame son innocence. Son avocat a déposé ce mardi une requête en nullité, les premières gardes à vue de son client n'ayant pas été filmées.

Maëlys: décision le 30 novembre sur la requête en nullité

a cour d'appel de Grenoble, qui a examiné aujourd'hui une requête en nullité visant les premières déclarations en garde à vue de l'homme suspecté d'avoir enlevé la petite Maëlys, rendra sa décision le 30 novembre, a indiqué l'avocat de la défense, Me Alain Jakubowicz. La date de la mise en délibéré de la chambre de l'instruction est la seule déclaration faite par le conseil de Nordahl Lelandais. L'ex-militaire de 34 ans a été mis en examen et incarcéré le 3 septembre, soit une semaine après la disparition de la fillette de 9 ans lors d'une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).
Sur le fond du dossier, "je vous demande de respecter la ligne de défense que j'ai fixée et ma ligne est de ne pas vous répondre", a affirmé Me Jakubowicz à la presse au sortir de l'audience. "Aucune déclaration à ce sujet, merci", a répondu de son côté l'avocat des parents de Maëlys, Me Fabien Rajon.
Lors de sa première garde à vue, le 31 août, le suspect n'avait pas été filmé par les gendarmes chargés de l'enquête en raison d'une erreur de procédure, alors que le code pénal l'exige pour une affaire criminelle. L'enjeu de l'arrêt qui sera rendu porte sur l'étendue de l'annulation des pièces qui pourrait en découler: concernera-t-elle seulement les premiers procès-verbaux du suspect, qui a toujours clamé son innocence ? Ou peut-elle faire tomber, par un effet domino, sa seconde garde à vue ? Intervenue après la découverte d'une trace ADN de Maëlys dans sa voiture, celle-ci avait débouché sur la mise en examen de Nordahl Lelandais.
Ce n'est qu'après l'arrêt de la chambre de l'instruction que les trois juges chargés du dossier pourront ré-entendre le mis en cause, qu'ils n'ont pas revu depuis sa mise en examen.
  1. Actualité
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Rennes: Treize ans après le meurtre d’une étudiante, un homme jugé devant les assises

Treize ans après les faits, la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine juge à partir de ce mardi le meurtrier présumé d’une étudiante brestoise de 20 ans. L’affaire remonte à 2004. Dans la soirée du 5 septembre, alertés par les parents inquiets de ne pas avoir de nouvelles de leur fille, les pompiers avaient découvert le corps sans vie et en partie dénudée de la jeune femme dans son appartement, situé rue Gambetta dans le centre-ville de Rennes.
L’autopsie avait révélé que l’étudiante brestoise, qui venait d’emménager pour préparer un concours d’éducateur pour jeunes enfants, avait été tuée dans la nuit du 3 au 4 septembre de 21 coups de couteau, dont quatre portés au niveau du cœur. Après de nombreuses expertises ADN et de gros moyens déployés, l’enquête avait alors piétiné pendant dix ans.

L’homme a reconnu le meurtre

Le 10 septembre 2014, l’ADN retrouvé sur le paréo de la victime parlait enfin et permettait l’interpellation d’un suspect de 37 ans, qui travaillait dans une pizzeria au moment des faits. Au tout début de l’enquête, ce dernier avait d’ailleurs été placé sur la liste des suspects mais aucune charge n’avait pu être retenue contre lui. Incarcéré à la maison d’arrêt d’Argentan (Orne) pour une affaire de vol avec effraction, cet homme originaire de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) avait été placé en garde à vue le 2 février 2015.
Après deux auditions, il avait finalement reconnu le meurtre, expliquant avoir été « pris de pulsions ». Dans l’attente de son procès pour 35 faits d’exhibition sexuelle et d’agression sexuelle commis entre 2000 et 2002 dans le centre-ville de Rennes, le suspect avait le soir du meurtre consommé beaucoup d’alcool à son domicile.

Il frappait par hasard à toutes les portes

Alors âgé de 26 ans, il était entré par hasard dans l’immeuble de la rue Gambetta, sonnant à toutes les portes. Seule l’étudiante, qui habitait au 3e étage, lui avait ouvert la porte. La jeune femme avait alors tenté de repousser son agresseur, qui avait le pantalon baissé et un couteau à la main.
Dans la panique et selon ses propres aveux, l’individu aurait alors donné un premier coup de couteau dans le ventre de la victime avant de s’acharner sur elle. Il lui est également reproché d’avoir tenté de violer la victime. « Une accusation que mon client conteste », indique son avocat Maître Olivier Pacheu. Jugé jusqu’à jeudi devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, l’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
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lundi 20 novembre 2017

Affaire Grégory: Jacqueline Jacob autorisée à rentrer chez elle

La chambre de l'instruction de Dijon a accepté aujourd'hui de laisser rentrer chez elle Jacqueline Jacob mise en examen avec son mari Marcel pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de leur petit-neveu Grégory en 1984, ont annoncé ses avocats.
L'obligation de résider dans le Bas-Rhin a été levée. La septuagénaire était tenue éloignée de son domicile d'Aumontzey, dans les Vosges, depuis cinq mois. Cet assouplissement de son contrôle judiciaire intervient trois jours après l'audition de la suspecte par la juge d'instruction. "La vraie évolution est que Jacqueline Jacob peut rentrer chez elle", a déclaré son avocat.
Elle reste cependant "soumise à l'interdiction d'entrer en contact avec son mari" qui doit être interrogé le 4 décembre par la juge. Elle ne peut donc pas se rendre en Haute-Marne où réside ce dernier
                                                                                                                                                      
  1. Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/

Contrôle judiciaire de Jacqueline Jacob: décision à 17h00

La justice rendra sa décision aujourd'hui à 17H00 sur l'assouplissement du contrôle judiciaire de Jacqueline Jacob, mise en examen avec son mari Marcel pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de leur petit-neveu Grégory en 1984.
» LIRE AUSSI : Affaire Grégory : les époux Jacob n'ont pas le droit de rentrer chez eux
«Au bout de combien de temps va-t-on continuer à nous dire que des nécessités d'enquête justifieraient des mesures de restriction de liberté à l'encontre de cette femme de 73 ans ?», a lancé l'un de ses avocats, Me Frédéric Berna, au sortir de l'audience qui s'est achevée vers 11H00 devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. Trois jours après avoir défendu son alibi devant la juge chargée du dossier, Mme Jacob demande pour la deuxième fois à rentrer chez elle, après une première décision défavorable pour les deux époux fin octobre, contre laquelle leurs avocats se sont pourvus en cassation.
» LIRE AUSSI : Affaire Grégory : Jacqueline Jacob défend son «alibi inattaquable»
La nouvelle décision que rendra la chambre de l'instruction sera elle aussi «frappée d'un pourvoi si elle n'est pas favorable», a averti Me Berna, martelant une nouvelle fois que le couple a un alibi incontestable : «on ne peut plus nous dire que c'est quelque chose qui devrait rester à démontrer (...) tout converge vers leur présence au travail» au moment des faits, le 16 octobre 1984. Le parquet général s'est opposé à la modification du contrôle judiciaire de Jacqueline Jacob, au motif que «les investigations se poursuivent» et que son mari «n'a pas encore été entendu» par la juge Claire Barbier - il doit l'être le 4 décembre

Flash Actuhttp://www.lefigaro.fr/flash-actu/

Affaire Grégory : Jacqueline Jacob demande à rentrer chez elle

Jacqueline Jacob veut rentrer chez elle. 
Mise en examen pour le rapt et la mort du petit Grégory, en 1984, elle fait l'objet d'un contrôle judiciaire qui la tient éloignée de son époux, lui aussi soupçonné, et de son domicile.
Ce lundi, Jacqueline Jacob demande l'assouplissement de ce contrôle judiciaire. La justice doit rendre sa décision à 17 h.

Le parquet général s'opposera

Son avocat, Me Berna argumente : "L’accusation nous soutient que le contrôle judiciaire est indispensable parce qu’il ne faudrait pas que Mme Jacob soit en contact avec son mari pour se concerter", ni avec "des témoins à proximité" de leur domicile, mais "ça fait 33 ans que tout le monde vit à Aumontzey, que tout le monde se connaît".
Le parquet général a prévu de s'opposer à la requête de Jacqueline Jacob au motif que "les investigations se poursuivent" et que son mari "n’a pas encore été entendu" par la juge Claire Barbier - il doit l’être le 4 décembre.

Soupçonnés d'être les "corbeaux"

Il y a cinq mois, l’arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé cette affaire qui demeure une énigme depuis que le petit garçon de 4 ans a été retrouvé, pieds et poings liés, dans les eaux de la Vologne.
Les deux septuagénaires sont soupçonnés d’avoir été les "corbeaux" auteurs de plusieurs lettres anonymes, très bien renseignées, et d’être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory. 
Ils nient les accusations.

la Unehttp://www.dna.fr/

dimanche 19 novembre 2017

Disparition de Maëlys: l'avocat du suspect veut faire reconnaître une erreur de procédure

La première garde à vue du principal suspect a été menée dans un cadre correctionnel, et non criminel. Les auditions n'ont donc pas été filmées et plusieurs pièces de l'enquête pourraient s'en trouver annulées. La cour d'appel de Grenoble examinera mardi cette requête de la défense.
Les premières déclarations du principal suspect dans l'affaire de la disparition de Maëlys pourraient se retrouver annulées. La cour d'appel de Grenoble examinera ce mardi matin une requête déposée fin octobre par l'avocat de la défense, Me Alain Jakubowicz, qui plaidera à huis clos devant la chambre de l'instruction.
C'est durant la première garde à vue qu'une erreur a été commise: la procédure a été menée dans un cadre correctionnel, possible quand une personne enlevée est relâchée avant 7 jours, et non criminel comme cela aurait dû être le cas puisque Maëlys restait introuvable.
En conséquence, les auditions du suspect effectuées le 31 août n'ont pas été filmées car le code pénal l'exige seulement pour une procédure criminelle, et non pour un délit.
L'enjeu de l'audience et de l'arrêt qui sera rendu - après une probable mise en délibéré - porte sur l'étendue de l'annulation des pièces qui pourrait en découler: concernera-t-elle seulement les trois premiers procès-verbaux du suspect?

La seconde garde à vue pourrait-elle tomber?

Ou peut-elle faire tomber, par un effet domino, sa seconde garde à vue? Intervenue après la découverte d'une trace ADN de Maëlys dans sa voiture, celle-ci avait débouché sur la mise en examen de l'individu
Si toute la procédure ne devrait pas en pâtir, il reste une "impression assez désagréable d'amateurisme", estime une source proche du dossier, alors que par ailleurs "l'enquête avance même si cela ne dit pas où est l'enfant".
La décision de la chambre conditionnera la prochaine audition du suspect par les juges d'instruction, qu'il n'a toujours pas revus depuis son incarcération le 3 septembre, bien que le dossier se soit étoffé grâce à l'exploitation d'images de vidéosurveillance.

Une plainte pour violation du secret de l'instruction

L'avocat, qui s'astreint à un silence quasi complet avec les médias depuis qu'il a repris le dossier en septembre, avait auparavant porté plainte pour violation du secret de l'instruction, après plusieurs fuites dans la presse aux dépens de son client, un ex-militaire de 34 ans qui clame son innocence depuis le début de l'affaire.
Cette plainte avait entraîné l'ouverture par le parquet de Grenoble d'une enquête qui a provoqué l'ire de la gendarmerie, chargée des investigations sur l'enlèvement de la fillette de 9 ans, toujours introuvable depuis la nuit du 26 au 27 août malgré d'intenses recherches


http://www.bfmtv.com/

Elan de solidarité pour la maman de Maëlys

Voilà bientôt trois mois que Maëlys a disparu. À l’hôpital de Pontarlier, les collègues de Jennifer de Araujo, la maman, n’oublient pas. Le personnel de l’établissement va lui offrir des heures de travail
Le cauchemar se poursuit pour la famille de Maëlys, mystérieusement disparue dans la nuit du 26 au 27 août. Sous les verrous depuis le 3 septembre, le suspect principal nie tout en bloc ( voir par ailleurs ). Les jours qui passent ne peuvent atténuer l’immense douleur de la famille de la fillette.
À l’hôpital de Pontarlier, les collègues de Jennifer de Araujo, la maman de Maëlys, ont décidé d’agir. À leur mesure. Chaque agent de l’établissement aura la possibilité d’offrir à l’infirmière des heures de travail. « Lors du CTE (N.D.L.R. : comité technique d’établissement) du début du mois d’octobre, les représentants du personnel ont fait cette proposition », explique Lydie Lefebvre, déléguée syndicale au centre hospitalier intercommunal. « La direction a donné son accord. Un problème technique a visiblement retardé la mise en place de cette action mais la note de service est tombée le 9 novembre. »

« La moindre des choses que l’on puisse faire »

Le corps hospitalier, dans son ensemble, a maintenant jusqu’à mi-décembre pour se signaler et faire un don. « Chacun donnera ce qu’il veut, ce qu’il peut », poursuit Lydie Lefebvre, « ça peut être une RTT, une demi-journée de RTT, même une heure de travail pour certains. Et ça restera confidentiel. » Un geste qui va de soi, d’après elle : « Tout le monde a été profondément choqué par ce qu’il s’est passé. On a très vite su qu’il était question d’une de nos collègues. Ça touche encore plus. »
Il y a quelques mois, la CGT avait tiré la sonnette d’alarme sur la situation « gravissime » de l’établissement, parlant de cadences à flux tendu et de personnels usés. « Mais ça ne nous empêchera pas de donner. C’est la seule façon qu’on a de l’aider. Si chacun donne ne serait-ce qu’une heure, on ne sera pas loin d’une année de travail… »
À l’hôpital, on a bien conscience que le retour de Jennifer de Araujo reste hypothétique. Et que l’épuisement de ses droits est sans doute la dernière de ses préoccupations à l’heure actuelle. « Mais on se dit que, voilà, elle aura une chose de moins à gérer et c’est aussi pour marquer notre solidarité totale envers elle et l’épreuve terrible qu’elle est en train de vivre. »
Et pas besoin de la connaître personnellement pour se sentir concerné. « Je ne l’ai jamais vue », avoue même Cynthia, une infirmière croisée au hasard d’un couloir, « mais j’ai déjà rempli la feuille, j’ai donné un jour de travail. On est une bonne partie à l’avoir fait. Je suis maman moi aussi et ce geste, c’est la moindre des choses que l’on puisse faire. Encore plus pour une collègue


vendredi 17 novembre 2017

Affaire Grégory : Jacqueline Jacob, mise en examen, sort de son silence

Elle était restée silencieuse lors de ses premières auditions, en juin, devant les magistrats. Vendredi, auditionnée par la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon, Claire Barbier, Jacqueline Jacob est sortie de son silence pour défendre un "alibi inattaquable", selon les termes d'un de ses avocats, Me Frédéric Berna. Jacqueline Jacob, est, avec son époux Marcel, mise en examen depuis 5 mois pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory en 1984.
Lire aussi : Les sept révélations du JDD sur l'affaire Grégory
Me Frédéric Berna a expliqué que sa cliente cliente était avec son mari "au travail le 16 octobre 1984 [jour de la mort de l'enfant] de 14h30 à 21 heures (...) c'est prouvé par des témoins et par des éléments objectifs du dossier". Elle "a répondu à l'intégralité des questions qui lui étaient posées", a poursuivi Me Berna, précisant que "d'autres auditions" étaient à prévoir. "Ce dossier est titanesque, on ne peut pas tout faire en une après-midi avec une femme qui a 73 ans, pour elle c'est très éprouvant", a-t-il justifié.
Les époux Jacob, dont l'arrestation avait relancé l'affaire, sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent. L'accusation a notamment évoqué des expertises graphologiques récentes sur une lettre manuscrite anonyme reçue en 1983 par Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, qualifiées de "confondantes" à l'égard de Jacqueline Jacob, qui de son côté "nie fermement" en être l'auteur, selon son avocat.

Jacqueline Jacob demande la modification de son contrôle judiciaire

La défense des époux Villemin a dénoncé un "rideau de fumée". Me Thierry Moser, qui défend les parents de Grégory, a estimé que "la juxtaposition, l'addition des éléments" contre les deux époux pourraient justifier "un renvoi devant la cour d'assises" mais que l'enquête devrait encore durer, peut-être jusqu'en 2019. "J'ai de la patience et j'ai confiance dans les investigations."

Jacqueline Jacob espère aujourd'hui pouvoir rentrez chez elle. Brièvement écrouée en juin, elle a pour obligation de vivre loin de son domicile, dans les Vosges, et séparée de son mari. Lundi, la chambre de l'instruction de Dijon, qui a déjà refusé la modification du contrôle judiciaire du couple, examinera la demande de la suspecte. Me Berna compte réclamer "un débat public", disposition que refuse le parquet, tout comme la modification de la surveillance du couple Jacob. Marcel Jacob doit être entendu le 4 décembre. La défense du couple prévoit aussi de demander la nullité des mises en examen et s'est pourvue en cassation après le refus de la chambre de l'instruction d'assouplir le contrôle judiciaire

Sociétéhttp://www.lejdd.fr/Societe

Jacqueline Jacob, la silencieuse

La juge d’instruction de Dijon en charge de l’affaire Grégory, Claire Barbier, arrivera-t-elle à faire parler Jacqueline Jacob ? C’est tout  l’enjeu de l’audition prévue ce vendredi après-midi. Une chose est certaine : la magistrate n’aura pas la tâche facile. Car la grande-tante de Grérory qui a 73 ans et la réputation de ne pas être une femme commode, ne s’est jamais montrée bavarde.
Lors de sa garde à vue les 14 et 15 juin dernier, elle avait été bombardée de questions par les gendarmes de la section de recherche de Dijon. Près de 300 au total. A chaque fois, Jacqueline Jacob, plus coriace que jamais, a répondu : « Je garde le silence ». Un hallucinant dialogue de sourds qui n’a connu que trois exceptions.
La septuagénaire a accepté de dire, en début d’interrogatoire, qu’elle habitait toujours à la même adresse à Aumontzey (88) que le jour du crime, le 16 octobre 1984. Une cinquantaine de questions - sans réponse - plus loin, elle a également consenti à dire où se trouvait le téléphone chez elle : « dans la salle à manger ».
Enfin, dernière exception à la loi du silence, Jacqueline Jacob a réagi lorsqu’un gendarme lui a fait remarquer que Bernard Laroche, premier suspect dans cette affaire hors norme, était un de ses collègues d’usine. Elle n’a pas gardé le silence. Elle a lâché un « non ». Et c’est tout.
Les gendarmes n’en ont rien tiré de plus. Avant cet interrogatoire surréaliste, la grande-tante de Grégory n’avait été interrogée qu’une seule et unique fois. Le 24 septembre 1991. Deux gendarmes de la section de recherche de Dijon lui avaient posé une batterie de questions. Elle n’était alors pas soupçonnée d’avoir participé directement à l’assassinat du petit Grégory.  Elle avait été entendue en tant que simple témoin et avait répondu aux interrogations des deux enquêteurs. Sans toutefois en dire beaucoup. Elle avait pratiqué l’art de la langue de bois.
Concernant la famille de Grégory et d’éventuelles rancœurs ou jalousie à son encontre ? « Je ne fais aucune différence entre les différents membres de la famille Villemin. Je les considère tous de la même façon. Ils sont tous bien », avait confié Jacqueline Jacob.
Les gendarmes avaient tenté de casser cette façade digne des Bisounours en lui rappelant un incident en voiture avec le père de Grégory qui avait dégénéré en altercation deux ans avant le crime. Mais Jacqueline Jacob avait minimisé l’ampleur de l’affrontement.
Pour ce qui est de l’enlèvement et de la mort de Grégory, elle avait soutenu : « Je n’en sais pas plus que ce que j’ai pu lire dans la presse ». Avant d’ajouter : « Je puis vous assurer que mon mari et moi-même n’avons pas joué le moindre rôle dans cette affaire ». Vingt-six ans après, la juge d’instruction et les gendarmes sont persuadés du contraire.

  • Actualitéhttp://www.estrepublicain.fr/actualite

Affaire Grégory : Jacqueline Jacob face à la juge d'instruction vendredi

Cinq mois après son placement sous contrôle judiciaire, Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory Villemin, est convoquée pour la première fois devant la juge d'instruction.

Cette fois, Jacqueline Jacob devrait parler. En juin dernier, face aux gendarmes, elle n'avait pas dit un mot. Mais vendredi après-midi, cinq mois après son arrestation, la grand-tante de Grégory Villemin est convoquée pour la première fois devant la juge d'instruction, à Dijon. 
Un discours inchangé. Jacqueline Jacob, 73 ans, a été mise en examen en juin dernier pour "arrestation, enlèvement, séquestration et détention suivi de mort", offrant un nouveau rebondissement à cette affaire judiciaire non résolue depuis 33 ans. Remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire, elle est notamment suspectée d'avoir écrit des lettres anonymes aux parents du petit garçon un an avant sa mort, après une nouvelle expertise réalisée par un graphologue. Face à la juge, Jacqueline Jacob a maintenant l'intention de dire que non, elle n'a pas écrit ces deux lettres du corbeau. Elle va aussi clamer haut et fort que oui, le 16 octobre 1984, au moment du rapt de Grégory, elle était - comme son mari Marcel, lui aussi suspecté, également arrêté et placé sous contrôle judiciaire - au travail, à l'usine, jusqu'à 21 heures. Son avocat, Me Frédéric Berna, assure d'ailleurs que des témoins l'ont confirmé, une nouvelle fois, aux enquêteurs le mois dernier.

Entendu sur Europe 1
Il va falloir se rendre compte qu'à force de construire de faux coupables, on construit des erreurs judiciaires

La justice "n'arrête pas de se planter". "L'alibi des Jacob est en béton", affirme le conseil, au micro d'Europe 1. "Toute personne qui regarde ce dossier objectivement ne peut qu'être convaincue du fait que Jacqueline Jacob est innocente. Honnêtement, la justice s'est une nouvelle fois trompée de direction. Et une nouvelle fois, elle ne veut pas le reconnaître, parce qu'on en a marre de dire qu'on dépense des millions dans un dossier et qu'on n'arrête pas de se planter", dénonce-t-il. Pour Me Berna, ce nouveau rebondissement dans l'affaire n'est que le marqueur d'une "course à celui qui aura l'honneur de dire qu'il aura résolu l'affaire. Mais il va falloir se rendre compte qu'à force de construire de faux coupables, on construit des erreurs judiciaires".
Le 4 décembre, ce sera au tour de Marcel Jacob de répondre aux questions de la juge d'instruction.


>> LIRE AUSSI - Au cœur de l'affaire

  • http://www.europe1.fr/societe

  • « Oui je l’ai secouée »

    Regarder la vérité en face. C’est ce que Mickaël Kreutz, 26 ans, a bien voulu faire ce jeudi matin. Confronté la veille au rapport de médecine légale pointant un syndrome de bébé secoué, à la reprise de l’audience, les conclusions de l’expert anatomo-pathologiste sont venues confirmer les causes de la mort du nourrisson. « Cet examen arrive à la même conclusion », a appuyé Marie-Cécile Thouzeau, la présidente de la cour d’assises de la Meuse, tendant une nouvelle fois la perche à l’accusé. Qu’il a saisie.
    Après un nouveau « j’arrive pas à expliquer », l’accusé cède. « Oui, je l’ai secouée. » La présidente poursuit pour lui. « Ce jour-là, vous êtes seul avec les enfants à partir de 15 h 30. Ils dorment. Il y a ce rendez-vous médical, votre compagne ne pourra être rentrée. Quand elle vous appelle à 16 h 54 pour vous donner l’heure du rendez-vous, il s’est déjà passé quelque chose ? » « Non ». « Les enfants dorment ? ». « Oui ». Dans le logement familial de Revigny-sur-Ornain, il n’y a en effet pas que Shayna, mais aussi un petit garçon, âgé d’un peu plus de 2 ans, le fils que sa compagne a eu lors d’une précédente union. C’est lui qui, enrhumé, doit voir le médecin. C’est la première fois depuis la naissance de Shayna, le 7 août 2015, qu’il garde les deux enfants. Cet après-midi-là, le garçon se réveille en premier. Mickaël Kreutz lui donne le goûter, le change. « Vers quelle heure se réveille Shayna ? », la présidente avance à pas comptés vers le scénario final. « Vers 17 h 30. » « Le stress de l’organisation monte ? » « Oui ». « Que devez-vous faire avec Shayna ? » « La changer, le biberon. » « Par quoi commencez-vous ? » « Le biberon ». Le bébé ne boira pas.
    « Le secouement a déjà eu lieu ». Le questionnement n’est plus de mise, la présidente est résolument affirmative. « Quel événement s’est-il passé ? » « Elle s’est réveillée, elle pleurait. Je l’ai prise et je l’ai secouée. J’ai paniqué. Je suis tombé avec elle. » Il tente ensuite de faire prendre le biberon puis un bain à sa fille pour la réveiller un peu. « Et c’est quand vous avez vu que ça ne marchait pas que vous avez appelé les pompiers ? » « Oui ». S’il a toujours tu son geste, face à la cour, il a expliqué la peur que sa compagne le quitte avec les enfants, la peur d’aller en prison.
    Au fil des heures, des auditions de sa belle-sœur, de ses beaux-parents, de son ex-compagne, les jurés ont eu l’image d’un homme pouvant être brutal, qui a tendance à ne pas sentir sa force, et surtout un homme qui ne supportait pas les pleurs de sa fille. Psychiatre et psychologue dressant eux le portrait d’un homme impulsif, un peu fruste intellectuellement, ayant tendance à la victimisation, mais aussi souffrant de carence affective, vulnérable en situation stressante. Comme ce 25 septembre, où, seul, il devait s’occuper des deux enfants en vue d’aller chez le médecin.
    Le verdict est attendu ce vendredi.

    Ouverture du procès d’Abdelhakim Dekhar, l’énigmatique tireur de BFM, de «Libé» et de la Société Générale

    A peine est-il arrivé dans le hall qu’il sort son arme, la pointe en direction du rédacteur en chef, médusé. « La prochaine fois je ne vous louperai pas », aurait-il murmuré, selon un agent de sécurité présent, avant de tourner les talons. La scène n’a duré que 19 secondes mais suscite l’incrédulité des enquêteurs de la Crim’. Qui est Abdelhakim Dekhar, surnommé à l’époque le « tireur parisien », et que veut-il ? Les deux cartouches non percutées découvertes dans le hall sont-elles le signe que la fusillade a échoué ou une mise en garde ? Un an après l’affaire Merah, le spectre d’une nouvelle affaire terrorisme est dans tous les esprits.

    Abdelhakim Dekhar est parti sans prononcer un mot

    Trois jours plus tard, l’homme refait surface dans les locaux de Libération. Une nouvelle fois, la scène ne dure qu’une poignée de secondes mais l’issue est dramatique. Un assistant photographe est grièvement blessé d’une balle dans le dos, au niveau du thorax. Le tireur est parti sans prononcer un mot. Moins d’une heure et demie plus tard, des tirs sont signalés contre l’immeuble de la Société Générale sur l’esplanade de La Défense. Trois coups de feu ont été tirés contre le bâtiment, deux salariées disent avoir été visées sans être blessées. Dans sa fuite, l’homme a brièvement pris en otage un automobiliste à qui il a enjoint de le déposer sur les Champs-Elysées.
    Le« tireur parisien » est jugé à partir de ce vendredi devant la cour d’assises de Paris pour « tentative d’assassinats », crime pour lequel il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, et « enlèvement et séquestration suivie de libération volontaire ».
    La traque d’Abdelhakim Dekhar a pris fin deux jours après cette équipée sanglante. L’homme a été retrouvé à demi-agonisant dans une voiture après avoir ingéré une grande quantité de médicaments grâce au témoignage de Sébastien L., un de ses plus proches amis. Ce dernier a finalement été mis en examen dans ce dossier pour « destruction de preuves », suspecté de l’avoir aidé à se débarrasser de son arme et de ses vêtements.
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    Abdelhakim Dekhar est loin d’être un inconnu des services de police. Il a été condamné, en 1994, à quatre ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de préparation d’un crime dans l’affaire Audry Maupin-Florence Rey. Arrêté pour avoir fait le guet devant la fourrière de Pantin pendant que ce couple de militant d’extrême gauche commettait un braquage puis tuait trois policiers et un chauffeur de taxi, il a été décrit par certains témoins comme un mentor du couple, ayant profité de leur jeunesse pour les manipuler.

    Des motivations opaques

    Quatre ans après les trois fusillades, les motivations d’Abdelhakim Dekhar restent floues. Plusieurs lettres, non datées, envoyées à ses proches, ont permis de déterminer que Dekhar n’avait pas abandonné ses convictions d’extrême gauche. « Un jour, c’est sûr, ça va changer. Les rues s’embraseront. Une révolution aura lieu », débute celle adressée à ses enfants.
    Aux juges d’instructions, il a également confié être animé par un mobile politique. Il voulait « marquer les esprits », mais a toujours nié avoir voulu faire des victimes. Selon lui, le fusil à pompe était l’arme la « moins létale en vente libre ». Les cartouches découvertes à BFM ? Une manière de rendre son action crédible.
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    L’expert penche plutôt pour une erreur de manipulation ou une arme défectueuse. Le coup tiré à Libération ? Un « accident », il cherchait avant tout à se « défendre », argue-t-il. Pourtant, la victime lui tournait le dos au moment du tir. Et quid du témoignage de l’automobiliste pris en otage à qui l’accusé a confié qu’il était prêt à mourir les armes à la main ? Autant de questions qui seront sans nul doute abordées au cours des six jours d’audience.
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    jeudi 16 novembre 2017

    Meurtre dans une péniche : l'accusé condamné à 20 ans de réclusion criminelle

    L'homme de 48 ans, responsable de la cafétéria Relais H du CHU de Hautepierre qui assumait pleinement son homosexualité, avait été retrouvé mort le 27 janvier 2015 dans les toilettes de sa péniche d'habitation, amarrée en face du parc de la Citadelle à Strasbourg. Il avait succombé à trois coups de hache et à une trentaine de coups de couteau assénés par le jeune homme de 22 ans qu'il fréquentait depuis quelques semaines.
    "L'intention de tuer n'est pas évidente, elle est hurlée à la face du monde", a appuyé l'avocat général, évoquant une "mise à mort". Ce dernier avait également requis une interdiction du territoire contre le jeune Afghan de 22 ans, qui n'a finalement pas été retenue.



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